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Interview client avec Domofrance. Réglementations thermiques.

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Interview avec Stéphane Moreau, Responsable du Service SAV et des démarches de certification chez le bailleur social bordelais Domofrance.

Nous avons évoqué avec lui l'évolution et les conséquences des différentes réglementations du secteur de la construction. Il revient également sur son expérience de pose de rupteurs de ponts thermiques Schöck dans ses constructions aux alentours de Bordeaux.

1. On parle aujourd'hui d'assouplissement normatif (sismique, thermique, PMR, locaux vélo, termites...). Avez-vous connaissance de ces 50 propositions et comment percevez-vous cette tendance ?

Oui j'ai pris connaissance de ces propositions et je pense qu'il faut effectivement faire évoluer ces règles, mais avec pragmatisme. Il faut des règles qui nous permettent d'atteindre nos objectifs de confort, de qualité, de durabilité, d'économie d'énergie... et non qui nous en éloignent.
La question centrale du coût de construction nécessite plus qu'un assouplissement des règles. Nous avons besoin aujourd'hui d'une véritable « remise à plat » avec une vision d'ensemble, sans pour autant enfreindre la dynamique initiée pour la performance et la qualité des bâtiments construits.

2. Notre ministre du logement réfléchit à un projet de transition énergétique au travers duquel entre autre les bâtiments publics, voir les HLM devraient atteindre le niveau BEPOS. Que cela signifierait-il pour vous ?

Je pense que le BEPOS représente un réel enjeu et de nouvelles opportunités pour la France, mais il est important de ne pas sauter les étapes. Les premiers retours d'expériences concernant les bâtiments BBC montrent qu'il existe des écarts significatifs entre le calcul
prévisionnel et la consommation réelle du bâtiment. Et arrêtons de dire que cela est uniquement dû au mauvais comportement des usagers. La conséquence est que malgré un surcoût à l'investissement, l'économie de charge pour l'usager n'est pas forcément à la hauteur des attentes et il ne faut pas oublier les coûts plus élevés de maintenance d'équipements plus sophistiqués. Nous devons donc continuer à progresser collectivement. Une étape intermédiaire pour la construction de « bâtiments passifs » me semble
incontournable pour améliorer nos pratiques avant de généraliser le BEPOS.

3. Dans un contexte économique tendu, quel est votre politique d'investissement particulièrement concernant la qualité de l'enveloppe du bâti de vos réalisations ?

Du fait de notre structure même, plusieurs objectifs sont les nôtres. En tant que Maître d'Ouvrage, nous devons produire et livrer des bâtiments avec toutes les contraintes que cela impose. En tant que gestionnaire, nous cherchons une durabilité optimum et un niveau de charges acceptable. C'est pourquoi l'objectif doit être de raisonner en coût global.

4. L'évolution des différentes règlementations thermiques ces 10 dernières années a-t-elle permise d'apporter de manière systématique les réponses nécessaires aux enjeux qualitatifs que vous vous fixez ?

Les évolutions successives de la règlementation thermique ont indéniablement créé une dynamique positive. Néanmoins, la RT2012 ne doit pas être utilisée comme un outil de conception comme je l'ai malheureusement trop souvent vu.

La règlementation thermique fixe le cap, les exigences. C'est ensuite au concepteur, aux entreprises d'apporter l'intelligence et la valeur ajoutée nécessaires pour répondre aux enjeux qualitatifs du Maître d'Ouvrage.

5. La salubrité du bâti fait-elle-encore partie des difficultés techniques à la conception de vos ouvrages ? Est-ce aujourd'hui encore une priorité ?

Oui, plus largement la santé dans le bâtiment est un enjeu important qui passe par la qualité du bâti, le choix des matériaux et une ventilation efficace.

6. Quels critères sont aujourd'hui indispensables à Domofrance dans le choix de ses partenaires notamment industriels ?

Nous cherchons évidemment des partenaires fiables. Ce qui sous-entend un Service-après-vente et une structure efficace, ainsi que des produits reconnus et éprouvés.

7. Comment percevez-vous un partenaire industriel comme Schöck au travers notamment de sa participation parfois dès la conception des projets auprès de la Maîtrise d'œuvre et ce jusqu'en phase d'exécution auprès des entreprises de gros œuvre ?

Les rupteurs de pont thermique sont encore aujourd'hui des produits qui ne sont pas utilisés couramment, et cela peut donc effrayer. L'accompagnement, tel qu'il est réalisé par Schöck, est une garantie du respect des prescriptions techniques et de l'optimisation économique. C'est sécurisant à la fois pour l'entreprise et le maître d'ouvrage.

8. Après plusieurs opérations réalisées avec les rupteurs de pont thermique Schöck, quel est votre appréciation sur le prix de ce procédé de traitement ?

En tant que bailleur, nous avons une approche patrimoniale s'inscrivant dans la durée. Les nouvelles générations de bâtiments basses consommations (BBC) et très basses consommations (Passif) nécessitent un traitement global de l'enveloppe. Tout point de faiblesse ruinerait en effet les efforts et concentrerait les pathologies. Le rupteur s'est révélé sur plusieurs chantiers comme la solution la plus compétitive.

9. Avez-vous eu le sentiment que ce type de traitement représente un frein architectural à la conception des bâtiments que vous érigez ?

Non pas du tout, mais comme tout dispositif technique, le rupteur à des contraintes qu'il est nécessaire d'appréhender lors de la conception. Cela permet aussi d'en optimiser le dimensionnement et donc le coût.

10. Que pensez-vous du produit Schöck en lui-même ?

Ce que j'apprécie tout particulièrement c'est l'ensemble des efforts qui ont été fait pour en simplifier la pose (conception, étiquetage...), car c'est un produit technique qui doit être convenablement mis en œuvre.
De plus, pour faire écho aux questions précédentes, Schoeck est une entreprise qui dispose d'une antériorité et d'un savoir-faire reconnu.

Nos sincères remerciements pour votre disponibilité.